Première consultation

Comprendre la première consultation pour une augmentation mammaire

La première consultation pour une augmentation mammaire est probablement l’étape la plus importante de tout le projet. Elle ne sert pas simplement à choisir une taille de prothèse ou à fixer une date d’intervention. C’est le moment où la patiente explique ce qu’elle souhaite réellement, où le chirurgien analyse sa poitrine et sa morphologie, et où différentes possibilités peuvent être envisagées.

Certaines patientes arrivent avec une idée très précise : « je voudrais environ 300 cc », « je voudrais un bonnet C » ou « je veux un résultat très naturel ». D’autres savent uniquement qu’elles trouvent leur poitrine trop petite ou qu’elle s’est vidée après une grossesse ou une perte de poids.

Le rôle de la consultation est justement de transformer cette perception initiale en projet chirurgical cohérent et personnalisé.

Commencer par expliquer ce que l’on souhaite changer

La consultation débute généralement par une discussion. Cette première partie peut paraître simple, mais elle est essentielle.

Le chirurgien doit comprendre pourquoi la patiente envisage une augmentation mammaire et surtout ce qu’elle attend du résultat.

Il peut notamment chercher à savoir si elle souhaite :

  • simplement augmenter le volume de sa poitrine ;
  • obtenir davantage de galbe dans le décolleté ;
  • retrouver le volume perdu après une grossesse ;
  • corriger une asymétrie ;
  • remplir une poitrine qui semble « vidée » après un amaigrissement ;
  • obtenir une poitrine plus projetée ;
  • conserver un résultat extrêmement discret ;
  • ou, au contraire, rechercher une augmentation plus visible.

Deux femmes demandant exactement le même volume d’implant peuvent avoir des objectifs esthétiques complètement différents.

Une bonne consultation ne commence donc pas par la question : « quelle taille voulez-vous ? », mais plutôt par : « quel résultat souhaitez-vous obtenir ? »

Les photos peuvent aider à expliquer ses attentes

Il peut être utile de montrer quelques photographies de résultats que l’on apprécie. Elles ne doivent cependant pas être considérées comme un catalogue permettant de choisir exactement une poitrine.

Chaque anatomie est différente.

Une femme peut apprécier la poitrine d’une autre personne tout en ayant :

  • une largeur de thorax différente ;
  • une quantité de glande mammaire différente ;
  • une qualité de peau différente ;
  • une position différente des seins ;
  • une distance différente entre les seins ;
  • une silhouette plus fine ou plus large.

Les photographies sont surtout intéressantes pour faire comprendre au chirurgien le style de résultat recherché : discret, galbé, projeté, naturel, avec davantage ou moins de volume dans le décolleté.

Est beau ce qui est connu sans concept comme objet d’une satisfaction nécessaire. Emmanuel Kant

Le chirurgien examine ensuite la poitrine

Une augmentation mammaire ne peut pas être correctement planifiée uniquement à partir du volume désiré.

Le chirurgien examine notamment la largeur du thorax, la largeur des seins, leur hauteur, la qualité des tissus, l’épaisseur de la peau et la position des aréoles.

Il recherche également les éventuelles asymétries.

Une légère différence entre les deux seins est extrêmement fréquente. Une augmentation mammaire ne fait pas nécessairement disparaître toutes les asymétries et peut parfois rendre certaines différences préexistantes plus perceptibles. Le chirurgien doit donc les identifier avant l’opération.

La qualité et l’épaisseur des tissus sont également importantes pour déterminer le type d’implant et son positionnement.

Le Dr Alexandre Marchac explique notamment que la largeur et la projection de l’implant doivent être adaptées à la physionomie de la patiente et à la qualité de ses tissus, plutôt que de raisonner uniquement en volume.

Le nombre de « cc » n’est pas la seule chose qui compte

C’est probablement l’une des notions les plus importantes à comprendre lors d’une première consultation.

Les implants mammaires sont souvent décrits par leur volume : 250 cc, 300 cc, 350 cc, 400 cc, etc.

Mais deux implants de 300 cc peuvent produire des résultats très différents.

Un implant possède plusieurs caractéristiques :

sa largeur, c’est-à-dire l’espace qu’il occupe horizontalement sur le thorax ;

sa hauteur, selon le modèle ;

sa projection, c’est-à-dire la distance avec laquelle il avance vers l’avant ;

sa forme ;

et évidemment son volume global.

Ainsi, rechercher simplement « combien de cc faut-il pour passer d’un bonnet A à un bonnet C ? » donne une vision trop simplifiée du problème.

La largeur du thorax et les dimensions naturelles du sein déterminent en grande partie les implants qui peuvent raisonnablement être envisagés.

C’est précisément pour cette raison que le choix définitif d’un implant doit se faire avec le chirurgien après examen clinique.

Peut-on demander un bonnet précis ?

On peut naturellement expliquer au chirurgien que l’on aimerait se rapprocher d’un bonnet C ou D, mais la taille des soutiens-gorge ne constitue pas une unité chirurgicale suffisamment précise.

Les tailles peuvent varier selon les fabricants de lingerie, mais surtout, un bonnet ne décrit pas réellement la forme du sein.

Deux femmes portant le même bonnet peuvent avoir des poitrines très différentes.

Il est donc généralement plus utile d’expliquer :

« Je voudrais rester naturelle. »

« Je voudrais retrouver ce que j’avais avant mes grossesses. »

« Je voudrais davantage remplir le haut de ma poitrine. »

« Je voudrais voir une vraie différence tout en restant proportionnée. »

Ces indications donnent au chirurgien beaucoup plus d’informations sur le résultat recherché.

La question de la projection

La projection est souvent moins connue des patientes que le volume, alors qu’elle joue un rôle majeur dans le résultat.

À largeur comparable, un implant peut être relativement plat ou au contraire davantage projeté vers l’avant.

Une femme ayant un thorax étroit ne pourra donc pas nécessairement obtenir davantage de volume simplement en choisissant un implant toujours plus large. Le chirurgien peut jouer sur différents paramètres, notamment la projection, dans les limites compatibles avec l’anatomie et les tissus.

Le choix résulte ainsi d’un équilibre entre :

la largeur disponible + le volume souhaité + la projection recherchée + la capacité des tissus à accueillir l’implant.

Implant rond ou autre forme ?

Cette question revient très souvent pendant les consultations.

Il ne faut pas considérer automatiquement qu’un implant rond donne une poitrine « ronde et artificielle » et qu’une autre forme donnera nécessairement un résultat naturel.

Le rendu dépend de nombreux éléments : caractéristiques de l’implant, positionnement, couverture tissulaire, morphologie initiale et technique chirurgicale.

C’est également une excellente question à poser au chirurgien :

Pourquoi recommandez-vous cet implant précisément dans mon cas ?

La réponse est beaucoup plus intéressante que de chercher soi-même un modèle d’implant sur Internet.

Où sera placé l’implant ?

La consultation doit également permettre d’expliquer le plan de positionnement de l’implant.

Selon l’anatomie et la technique utilisée, différentes solutions peuvent être envisagées, notamment un positionnement en avant du muscle ou différentes formes de positionnement associant couverture musculaire et glandulaire, comme le dual plane.

L’objectif est notamment d’obtenir une couverture adaptée de l’implant et un résultat harmonieux.

Le choix n’est donc pas uniquement une préférence de la patiente. Il dépend notamment de l’épaisseur des tissus, de la morphologie du thorax et du résultat recherché. Le dual plane fait partie des techniques décrites dans les approches d’augmentation mammaire du Dr Marsili et du Dr Marchac.

La cicatrice doit être discutée avant l’intervention

Une augmentation mammaire avec implants implique une voie d’abord permettant la mise en place de la prothèse.

Pendant la consultation, le chirurgien doit pouvoir expliquer :

où sera située la cicatrice ;

quelle sera approximativement sa longueur ;

comment elle évoluera dans les premiers mois ;

et pourquoi cette voie d’abord est proposée.

La cicatrice peut notamment être placée au niveau du sillon sous-mammaire selon les techniques retenues.

Il est important de comprendre qu’une cicatrice évolue progressivement. Son aspect définitif ne peut pas être évalué quelques semaines après une intervention.

La simulation est utile, mais elle ne constitue pas une promesse

Certains chirurgiens utilisent des essais avec différentes tailles de prothèses ou des systèmes de simulation numérique.

La simulation 3D peut être particulièrement intéressante pour comprendre les différences entre plusieurs volumes et projections. Le Dr Marchac indique par exemple utiliser cette technologie dans le processus de choix de l’implant.

Il faut néanmoins considérer une simulation comme un outil permettant de discuter du projet, et non comme la photographie garantie du résultat postopératoire.

Le comportement réel des tissus, la peau, la glande mammaire et la cicatrisation ne peuvent pas être reproduits parfaitement par un logiciel.

Il faut également déterminer si une prothèse est réellement la meilleure solution

La consultation peut parfois modifier complètement le projet initial.

Une patiente peut venir demander des implants et découvrir qu’une autre approche peut également être envisagée.

Selon la situation, la discussion peut porter sur :

les implants mammaires, lorsqu’une augmentation suffisamment importante est recherchée ;

le lipofilling mammaire, qui utilise de la graisse prélevée sur la patiente et permet généralement une augmentation plus modérée ;

une augmentation composite, associant implant et graisse ;

un lifting mammaire, lorsqu’une ptôse importante est présente ;

ou parfois une combinaison entre augmentation et lifting.

La Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique présente à la fois l’augmentation mammaire par prothèses et le transfert graisseux parmi les possibilités utilisées pour augmenter le volume mammaire.

L’intérêt de cette première consultation est précisément de ne pas partir du principe que « petite poitrine = prothèses obligatoires ».

Une poitrine vidée après grossesse n’est pas toujours simplement une petite poitrine

Cette situation mérite une attention particulière.

Après une grossesse ou un allaitement, certaines femmes ont effectivement perdu du volume. Mais les tissus peuvent également s’être relâchés et le sein peut être descendu.

Dans cette situation, augmenter uniquement le volume n’est pas toujours suffisant pour obtenir la forme désirée.

Le chirurgien doit donc déterminer s’il existe uniquement un manque de volume ou également une ptôse mammaire.

C’est une différence importante : une prothèse augmente le volume mais n’a pas exactement le même rôle qu’un lifting mammaire.

La consultation doit également parler des risques

Une consultation sérieuse ne présente pas l’augmentation mammaire comme une intervention anodine.

Même lorsqu’elle est réalisée dans de bonnes conditions, il s’agit d’une véritable intervention chirurgicale.

La discussion doit notamment permettre d’aborder les risques généraux liés à la chirurgie et à l’anesthésie, ainsi que ceux plus spécifiquement associés aux implants : infection, hématome, problèmes de cicatrisation, modification de la sensibilité, déplacement ou rupture de l’implant, contracture capsulaire et possibilité d’une réintervention au cours de la vie.

Les implants mammaires sont des dispositifs médicaux et font l’objet d’une surveillance spécifique par l’ANSM. L’agence rappelle notamment l’importance d’une information complète des patientes concernant les bénéfices, les risques, les alternatives et le suivi médical.

L’objectif n’est pas d’inquiéter la patiente mais de lui permettre de prendre une décision réellement éclairée.

Il faut parler de l’avenir, pas seulement de l’opération

Une augmentation mammaire ne doit pas être envisagée uniquement en pensant au jour de l’intervention.

La première consultation doit également permettre de comprendre ce qui se passera dans les années suivantes.

Les implants mammaires ne doivent pas être considérés comme des dispositifs garantis « à vie ». Une surveillance médicale est nécessaire et une nouvelle intervention peut devenir nécessaire selon l’évolution des implants, de la poitrine ou des tissus.

Grossesses, variations importantes de poids et vieillissement naturel peuvent également modifier progressivement l’apparence de la poitrine.

L’ANSM insiste justement sur la nécessité d’informer les patientes sur la durée de vie limitée des implants, l’éventualité d’une réintervention et le suivi médical.

Les suites opératoires doivent être anticipées dès le premier rendez-vous

La consultation doit aussi permettre de savoir comment organiser les semaines entourant l’intervention.

Il est pertinent de demander :

Quand pourrai-je conduire ?

Combien de jours dois-je prévoir avant de reprendre mon travail ?

Quand pourrai-je dormir normalement sur le côté ?

Quand pourrai-je lever les bras sans restriction ?

Quand pourrai-je reprendre le sport ?

Devrai-je porter un soutien-gorge particulier ?

Combien de rendez-vous de contrôle sont prévus ?

Les réponses dépendent de la technique opératoire, du métier exercé et de la récupération individuelle.

Une personne travaillant assise devant un ordinateur n’a évidemment pas les mêmes contraintes qu’une personne devant porter des charges toute la journée.

La première consultation doit aussi vérifier les antécédents médicaux

La patiente doit communiquer au chirurgien les informations concernant sa santé, ses éventuels traitements, ses allergies, ses interventions précédentes et ses antécédents médicaux.

Il est également important de signaler les antécédents mammaires personnels ou familiaux et les examens d’imagerie éventuellement déjà réalisés.

Le chirurgien déterminera ensuite les examens nécessaires avant l’intervention en fonction de l’âge, du dossier médical et de la situation individuelle.

Et si l’on hésite entre plusieurs volumes ?

C’est extrêmement fréquent.

Il n’est pas nécessaire de sortir de la première consultation en étant immédiatement certaine de vouloir exactement 285, 315 ou 340 cc.

La question essentielle est plutôt de comprendre pourquoi le chirurgien propose une certaine plage de dimensions.

Il faut pouvoir lui demander :

Pourquoi cette largeur ?

Pourquoi cette projection ?

Pourquoi ce volume ?

Que se passerait-il si je choisissais légèrement plus petit ?

Et légèrement plus grand ?

Quelle option vous paraît la plus naturelle sur ma morphologie ?

Quelle est la limite que vous déconseilleriez de dépasser ?

Ces questions permettent souvent de comprendre beaucoup mieux le raisonnement chirurgical.

Le chirurgien peut également dire non

C’est un élément important pour juger une consultation.

Une demande n’est pas automatiquement réalisable simplement parce qu’elle est techniquement possible.

Si un implant paraît trop volumineux par rapport au thorax ou aux tissus, un chirurgien peut déconseiller ce choix et expliquer pourquoi.

Inversement, il peut expliquer qu’un implant très petit risque de ne pas produire le changement recherché.

La consultation est donc un échange entre le désir de la patiente et les possibilités offertes par son anatomie.

Les bonnes questions à poser lors de la première consultation

Avant de quitter le cabinet, une patiente devrait idéalement avoir compris plusieurs éléments essentiels :

Quelle technique me conseillez-vous et pourquoi ?

Quel type d’implant conviendrait à ma morphologie ?

Quelles dimensions envisagez-vous ?

Quel niveau de projection ?

Où sera placé l’implant ?

Où sera située la cicatrice ?

Existe-t-il une asymétrie avant l’opération ?

Ai-je besoin uniquement d’une augmentation ou également d’un lifting ?

Le lipofilling ou une technique composite pourraient-ils être intéressants dans mon cas ?

Quels sont les principaux risques ?

Comment se déroule la récupération ?

Comment serai-je suivie après l’intervention ?

Dans quelles situations une nouvelle opération pourrait-elle être nécessaire dans le futur ?

Une consultation où ces questions peuvent être posées librement permet généralement de mieux comprendre le projet proposé.

Il ne faut pas choisir son chirurgien uniquement sur une taille d’implant

Il peut être tentant de comparer plusieurs consultations uniquement sur la proposition : « celui-ci me propose 300 cc, celui-là 350 cc ».

Ce n’est probablement pas le meilleur critère.

Il est plus utile d’observer la manière dont le chirurgien construit son raisonnement.

A-t-il analysé votre thorax ?

A-t-il regardé les asymétries ?

A-t-il discuté de la qualité de la peau ?

A-t-il compris le type de résultat que vous recherchez ?

Vous explique-t-il pourquoi il recommande une certaine technique ?

Parle-t-il également des limites et des complications ?

Vous sentez-vous suffisamment à l’aise pour poser toutes vos questions ?

La qualité de la première consultation repose autant sur l’analyse anatomique que sur la qualité du dialogue.

Une bonne première consultation doit permettre de passer du rêve au projet

Avant le rendez-vous, la question est souvent :

« Quelle poitrine aimerais-je avoir ? »

Après une consultation correctement menée, elle devient plus précise :

« Quel résultat peut raisonnablement être obtenu sur ma propre morphologie, avec quelle technique et avec quelles contraintes ? »

C’est cette évolution qui donne tout son sens à la première consultation.

Le volume de l’implant reste évidemment important, mais il n’est qu’un paramètre parmi d’autres. Largeur du thorax, qualité des tissus, projection, forme initiale des seins, éventuelle ptôse, positionnement de l’implant, cicatrices et attentes personnelles doivent être considérés ensemble.

L’objectif n’est finalement pas de choisir la plus belle prothèse sur le papier, mais de construire une poitrine qui s’intègre harmonieusement à la silhouette de la patiente.

Pour approfondir l’augmentation mammaire auprès de chirurgiens à Paris

Dr Riccardo Marsili – Augmentation mammaire par prothèses en Dual Plan
https://drmarsili.com/chirurgie-esthetique/chirurgie-mammaire/augmentation-mammaire-dual-plan

Dr Alexandre Marchac – Augmentation mammaire
https://www.drmarchac.com/chirurgie-esthetique/augmentation-mammaire/

Dr Benjamin Sarfati – Augmentation mammaire
https://www.docteursarfati.com/chirurgie-mammaire/chirurgie-esthetique-mammaire/augmentation-mammaire/

Ce guide est informatif et ne remplace pas une consultation individuelle avec un chirurgien plasticien qualifié.